En bref
- Le lierre grimpant protège les arbres au lieu de les parasiter
- Cette plante grimpante offre un refuge précieux à de nombreux oiseaux et insectes
- La floraison tardive du lierre fournit nectar et pollen aux derniers butineurs de la saison
- Les murs recouverts de lierre bénéficient d’une isolation thermique naturelle
Une plante grimpante mal comprise
Le lierre grimpant Hedera helix fait l’objet de nombreuses idées reçues. Contrairement aux croyances populaires, cette plante ne parasite pas les arbres. Le lierre développe ses propres racines dans le sol et réalise sa photosynthèse de manière autonome. Ses crampons lui permettent simplement de s’accrocher aux supports sans puiser la sève des arbres.
Cette plante grimpante peut vivre plusieurs siècles et atteindre une trentaine de mètres de hauteur. Sa croissance rapide en fait un excellent choix pour habiller rapidement les murs et façades du jardin.
Les bienfaits écologiques du lierre dans le jardin
Le lierre grimpant constitue un véritable écosystème miniature. Sa floraison tardive, entre septembre et octobre, représente une source de nectar et de pollen précieuse pour les abeilles sauvages, les syrphes et les derniers papillons de la saison. Le papillon Citron, en forte régression, hiverne notamment dans le feuillage persistant du lierre.
Les baies noires qui mûrissent entre mars et mai nourrissent de nombreux oiseaux en fin d’hiver : merles, mésanges, moineaux et grives. Le feuillage dense offre des sites de nidification et d’hivernage aux oiseaux comme aux petits mammifères.
Protection naturelle des arbres
Loin d’étouffer les arbres, le lierre les protège de multiples façons. Il forme une barrière thermique qui limite les chocs de température, protège l’écorce du gel hivernal et réduit la surchauffe estivale. Le manteau de lierre héberge des insectes prédateurs qui luttent naturellement contre les ravageurs des arbres.
Au pied des arbres, le lierre maintient l’humidité du sol et limite l’érosion. Il convient simplement de surveiller sa croissance sur les jeunes arbres ou les sujets affaiblis.
Utilisation du lierre sur les murs et façades
Sur les murs en bon état, le lierre ne cause aucun dommage structurel. Ses crampons adhèrent uniquement à la surface sans pénétrer dans la maçonnerie. Cette plante grimpante apporte même des bénéfices thermiques non négligeables : elle réduit les pertes de chaleur hivernales et limite la surchauffe estivale des façades.
Le feuillage intercepte la pluie battante et filtre les polluants atmosphériques. Il faut néanmoins éviter que le lierre atteigne la toiture ou s’infiltre dans les fissures des murs déjà fragilisés.
Culture et entretien du lierre grimpant
Le lierre s’adapte à tous les types de sols et pousse aussi bien à l’ombre qu’au soleil. La plantation s’effectue au printemps ou en automne, par bouturage ou avec des plants de pépinière.
Cette plante grimpante demande peu d’entretien une fois établie. Une taille annuelle permet de contrôler sa croissance et d’éviter qu’elle devienne envahissante. En cas de besoin, il convient de procéder par étapes pour limiter les dommages aux supports.
Associations au jardin
Le lierre se marie harmonieusement avec d’autres plantes grimpantes comme la clématite, la vigne ornementale ou le houblon. Ces associations créent des compositions végétales variées et prolongent les périodes de floraison.
En couvre-sol, le lierre forme rapidement un tapis persistant au pied des arbres ou dans les zones ombragées du jardin. Ses variétés panachées apportent de la luminosité aux espaces sombres.
Propriétés dépolluantes et médicinales
Le lierre grimpant possède des capacités dépolluantes reconnues. Il absorbe le benzène atmosphérique et capture les particules fines, contribuant à améliorer la qualité de l’air du jardin et des habitations.
Traditionnellement utilisé en phytothérapie, le lierre entre dans la composition de remèdes contre la toux et les affections respiratoires. Ses feuilles contiennent des saponosides qui permettent de confectionner une lessive naturelle écologique.
Gestion raisonnée du lierre
Une surveillance régulière permet de profiter des bienfaits du lierre sans subir ses inconvénients. Sur les arbres, il convient d’intervenir si le lierre recouvre plus de la moitié du tronc ou masque la charpente principale.
La coupe progressive en automne, lorsque la sève est moins active, limite le stress des végétaux. Il suffit de sectionner les tiges principales à la base et de laisser sécher le feuillage avant de le détacher délicatement.
FAQ
Le lierre tue-t-il vraiment les arbres ?
Non, le lierre n’est pas un parasite. Il utilise ses propres racines et ne prélève pas la sève des arbres. Il les protège même contre le gel et les ravageurs.
Peut-on planter du lierre contre tous les types de murs ?
Le lierre convient aux murs en bon état mais peut aggraver les fissures existantes. Il faut éviter les murs en terre ou très fragiles.
Comment contrôler la croissance du lierre au jardin ?
Une taille annuelle suffit à maîtriser le développement du lierre. La coupe des tiges principales limite efficacement son expansion.