En bref
- Les plantes d’intérieur dépolluantes absorbent les polluants via leurs feuilles, tiges et racines
- Une sélection de plantes dépolluantes variées maximise l’efficacité de purification de l’air
- Ces végétaux ciblent des polluants spécifiques comme le formaldéhyde, le benzène ou l’ammoniac
- L’entretien des plantes d’intérieur reste accessible avec des espèces adaptées à chaque pièce
Comment fonctionnent les plantes dépolluantes d’intérieur ?
Le processus de dépollution s’effectue par bioépuration, où la plante d’intérieur absorbe les substances toxiques par ses différentes parties. Les feuilles captent directement les polluants atmosphériques, tandis que les racines filtrent les composés qui se dissolvent dans l’eau d’arrosage. Les plantes dépolluantes transforment ensuite ces substances nocives en éléments nutritifs pour leur croissance.
Les polluants ciblés par une plante d’intérieur dépolluante proviennent de sources multiples dans la maison. Le formaldéhyde émane des meubles en aggloméré, des moquettes et des produits de nettoyage. Le benzène se trouve dans les encres, les peintures et la fumée de cigarette. L’ammoniac provient des produits ménagers et des colorations capillaires.
Quelles sont les meilleures plantes d’intérieur dépolluantes ?
Le spatiphyllum ou fleur de lune représente la plante dépolluante la plus polyvalente pour la maison. Cette plante d’intérieur absorbe sept types de polluants différents : formaldéhyde, xylène, toluène, ammoniac, benzène, trichloréthylène et vapeurs d’alcool. Son entretien facile et sa floraison décorative en font un choix optimal pour débuter.
Le chlorophytum comosum excelle dans l’absorption du monoxyde de carbone, du benzène et du toluène. Cette plante d’intérieur résiste aux variations de température et se multiplie facilement par ses rejets. Les plantes d’intérieur dépolluantes comme le chlorophytum conviennent particulièrement aux maisons équipées de cheminées ou aux espaces où circulent des fumeurs.
Le dragonnier marginé ou dracaena marginata présente une efficacité remarquable sur six polluants majeurs. Cette plante d’intérieur supporte les pièces peu lumineuses tout en dépolluant le monoxyde de carbone, le toluène, le trichloréthylène et le xylène. Sa croissance lente et son port élégant s’adaptent aux espaces restreints.
| Plantes | Pièce | Polluants absorbés efficacement | Autres effets |
|---|---|---|---|
| Anthurium | Séjour | XylèneAmmoniac | |
| Areca | Séjour | ToluèneXylène | |
| Cactus | Cuisine / séjourBureau | Ondes électromagnétiques | |
| Caoutchouc | SéjourBureau | Formaldéhyde | |
| Chlorophtyum | Cuisine / séjourSalle de bain | FormaldéhydeMonoxyde de carbone | |
| Chrysanthème | Pièces peintes récemment | Trichloréthylène | |
| Dieffenbachia | Bureau | Formaldéhyde | Humidificateur d’air |
| Dracaena | SéjourChambreBureau | FormaldéhydeToluèneBenzèneXylène | |
| Ficus | SéjourBureau | FormaldéhydeXylèneAmmoniac | |
| Fougère de boston | SéjourChambreSalle de bain | FormaldéhydeXylène | Humidificateur d’air |
| Lierre | Cuisine / séjourChambreSalle de bainBureau | FormaldéhydeBenzène | |
| Palmier | BureauSéjourChambre | FormaldéhydeBenzèneXylèneAmmoniac | |
| Philodendron | Pièces peintes récemment | Trichloréthylène | |
| Phoenix | BureauChambreSéjour | FormaldéhydeXylène | |
| Pothos | Cuisine / séjourSalle de bainBureau | Monoxyde de carboneToluèneBenzèneFormaldéhyde | Humidificateur d’air |
| Schefflera | Cuisine / séjourBureauSalle de bain | FormaldéhydeBenzèneXylène | |
| Spathiphyllum | CuisineSéjourChambreBureau | FormaldéhydeToluèneBenzèneXylèneAmmoniac |
Les ficus pour une dépollution ciblée
Le ficus elastica ou caoutchouc se distingue par son action sur le formaldéhyde présent dans les matériaux de construction. Cette plante d’intérieur peut atteindre trois mètres de hauteur et préfère les atmosphères humides avec une exposition lumineuse sans soleil direct. Son feuillage brillant nécessite un dépoussiérage régulier pour maintenir ses capacités dépolluantes.
Le ficus benjamina ou figuier pleureur cible l’ammoniac, le formaldéhyde et le xylène. Cette plante d’intérieur apprécie les pièces lumineuses et tolère bien les variations d’arrosage. Son port retombant décore agréablement les espaces de vie tout en purifiant l’air ambiant.
Comment choisir des plantes d’intérieur selon les pièces ?
La cuisine et la salle de bains bénéficient particulièrement de l’anthurium, deuxième meilleure plante dépolluante contre l’ammoniac. Cette plante d’intérieur apprécie l’humidité naturelle de ces espaces et produit des fleurs colorées durables. Sa tolérance à la vapeur d’eau en fait un choix judicieux pour ces environnements spécifiques.
Les pièces de vie accueillent avantageusement le lierre qui élimine presque totalement le benzène en 24 heures. Cette plante d’intérieur grimpante se place idéalement en hauteur pour optimiser son développement. Les plantes qui absorbent l’humidité comme la fougère de Boston régulent également l’hygrométrie tout en filtrant le formaldéhyde.
Les bureaux et espaces de travail profitent du philodendron qui absorbe le trichloréthylène et le formaldéhyde. Cette plante d’intérieur tolère les pièces sombres et demande peu d’entretien. Le pothos constitue une alternative décorative qui dépollue le toluène tout en s’adaptant à diverses conditions lumineuses.
Quel entretien pour les plantes d’intérieur dépolluantes ?
L’arrosage varie selon les espèces mais la règle générale consiste à maintenir le substrat légèrement humide sans excès. Les plantes d’intérieur comme la sansevieria ou langue de belle-mère tolèrent la sécheresse et conviennent aux jardiniers débutants. Un arrosage hebdomadaire suffit pour la plupart des variétés dépolluantes.
L’exposition lumineuse influence directement les capacités dépolluantes des plantes d’intérieur. Il convient de placer les végétaux près des fenêtres en évitant le soleil direct qui brûle le feuillage. Les plantes de bureau s’accommodent généralement d’un éclairage artificiel complété par la lumière naturelle.
La vaporisation du feuillage bénéficie aux espèces tropicales comme la fougère de Boston qui demande une hygrométrie élevée. Cette pratique maintient la santé des plantes d’intérieur tout en optimisant leurs performances de filtration. Un nettoyage mensuel des feuilles avec un chiffon humide élimine la poussière qui entrave la photosynthèse.
Multiplication et remplacement des plantes dépolluantes
Le bouturage dans l’eau fonctionne parfaitement avec le pothos et le chlorophytum. Ces plantes d’intérieur produisent rapidement des racines et permettent de multiplier les points de dépollution dans la maison. Il suffit de prélever une tige de 10 centimètres et de la placer dans un verre d’eau jusqu’à l’apparition des racines.
Le remplacement des plantes d’intérieur dépolluantes s’effectue tous les deux à trois ans pour maintenir une efficacité optimale. Les végétaux âgés perdent progressivement leurs capacités d’absorption et nécessitent un renouvellement. Une rotation des espèces permet également de cibler différents polluants selon l’évolution de l’habitat.
Quels polluants éliminent spécifiquement ces végétaux ?
Le formaldéhyde, polluant le plus répandu dans les habitations, trouve ses principaux antagonistes chez le caoutchouc, la fougère de Boston et l’aglaonéma. Ces plantes d’intérieur absorbent entre 5 et 20 microgrammes par heure de ce composé cancérogène. Les plantes qui vivent sans lumière comme l’aglaonéma conviennent aux pièces peu éclairées tout en maintenant leur action dépolluante.
Le benzène et le toluène, hydrocarbures présents dans les peintures et carburants, sont particulièrement bien absorbés par le gerbera et le schefflera. Une plante d’intérieur comme l’aréca dépollue jusqu’à 18 microgrammes par heure de xylène, solvant toxique pour le système nerveux.
| Polluant | Plante la plus efficace | Absorption (µg/h) |
|---|---|---|
| Formaldéhyde | Caoutchouc | 10-20 |
| Xylène | Aréca | 12-18 |
| Toluène | Aréca | 10-20 |
| Ammoniac | Anthurium | Non quantifié |
Combien de plantes d’intérieur dépolluantes installer ?
La surface de la pièce détermine le nombre de plantes d’intérieur dépolluantes nécessaires. Il convient d’installer une plante dépolluante pour 10 mètres carrés d’espace habitable. Une maison de 100 mètres carrés bénéficie donc d’une dizaine de végétaux répartis dans les différentes pièces.
La diversification des espèces améliore l’efficacité globale de dépollution. Plutôt que de multiplier la même plante d’intérieur, il vaut mieux associer trois ou quatre variétés complémentaires. Cette approche cible un spectre plus large de polluants tout en créant un décor végétal varié.
L’aération quotidienne reste indispensable malgré la présence de plantes d’intérieur dépolluantes. Les arbustes d’intérieur complètent l’action des plantes herbacées mais ne remplacent pas le renouvellement de l’air par ouverture des fenêtres.
FAQ
Les plantes d’intérieur dépolluantes remplacent-elles les détecteurs de monoxyde de carbone ?
Non, les plantes d’intérieur dépolluantes ne remplacent jamais les détecteurs de monoxyde de carbone obligatoires. Bien que certaines espèces comme le chlorophytum absorbent ce gaz toxique, seuls les détecteurs garantissent une alerte immédiate en cas de concentration dangereuse.
Peut-on placer des plantes dépolluantes dans une chambre à coucher ?
Oui, les plantes d’intérieur dépolluantes conviennent parfaitement aux chambres. Contrairement aux idées reçues, elles produisent plus d’oxygène qu’elles n’en consomment la nuit. La sansevieria libère même de l’oxygène nocturne tout en filtrant les polluants.
Combien de temps faut-il pour observer les effets dépolluants ?
Les plantes d’intérieur dépolluantes commencent leur action dès leur installation mais atteignent leur efficacité maximale après 24 heures d’exposition aux polluants. Une plante dépolluante bien établie maintient ses performances pendant plusieurs années avec un entretien approprié.
Les plantes artificielles ont-elles des propriétés dépolluantes ?
Non, seules les plantes d’intérieur vivantes possèdent des capacités dépolluantes. Le processus de bioépuration nécessite un métabolisme végétal actif que les plantes artificielles ne peuvent reproduire. L’investissement dans des végétaux vivants reste donc indispensable pour purifier l’air intérieur.