En bref
- Les pustules rouge corail sur l’écorce de l’arbre constituent le symptôme caractéristique de cette maladie des arbres
- Le champignon Nectria cinnabarina s’installe principalement sur un arbre malade ou affaibli
- La taille des arbres fruitiers avec des outils désinfectés limite les risques de contamination
- Le traitement consiste à éliminer les parties atteintes et appliquer un mastic cicatrisant sur les plaies
Symptômes et identification de la maladie corail du champignon
Les premiers signes de cette maladie du bois apparaissent par des changements de couleur de l’écorce de l’arbre. De fines craquelures se forment, suivies par l’apparition de pustules caractéristiques. Ces fructifications du champignon mesurent entre 0,5 et 1 centimètre de diamètre et présentent une couleur rouge, rose ou corail distinctive.
Les pustules sur l’écorce évoluent progressivement vers des teintes plus foncées, passant du rouge vif au brun puis au noir. Lorsque ces structures arrivent à maturité, elles s’ouvrent pour libérer les spores du champignon Nectria cinnabarina. Parallèlement, les rameaux de l’arbre se dessèchent, les bourgeons avortent et les feuilles qui flétrissent tombent prématurément.
Le déperissement des rameaux s’accompagne d’une obstruction des vaisseaux conducteurs de sève. Cette altération empêche la circulation normale des nutriments, provoquant un affaiblissement généralisé de l’arbre et ses branches. L’écorce se fend davantage et le bois de l’arbre prend une teinte brunâtre ou rougeâtre sur 10 à 20 centimètres de profondeur.
Arbres et plantes sensibles à cette maladie des arbres
Cette maladie corail chez les arbres et arbustes affecte principalement les espèces ligneuses à grand développement. Parmi les arbres fruitiers les plus touchés figurent le pommier, le poirier et le cerisier, ainsi que le prunier, le châtaignier et le noisetier. Les groseilliers, bien que plus petits, restent vulnérables sur les vieux pieds.
Les arbres et arbustes ornementaux ne sont pas épargnés par cette affection. Les érables, marronniers, aulnes, tilleuls, albizias et magnolias présentent une sensibilité particulière au champignon Nectria cinnabarina. Les bouleaux, chênes, peupliers et forsythias complètent la liste des espèces couramment atteintes dans le jardin potager et les espaces verts.
La maladie causée par le champignon Nectria cinnabarina se développe préférentiellement sur un arbre malade ou des végétaux du jardin en mauvais état physiologique. Les blessures dues au gel, aux piqûres d’insectes ou aux maladies cryptogamiques constituent autant de portes d’entrée pour ce pathogène.
Prévention et lutte contre la maladie corail
La prévention demeure la meilleure approche pour limiter les risques de maladie corail. Il convient de maintenir les plantes du jardin en bonne santé par une fertilisation régulière au printemps. L’apport de compost ou de fumier décomposé au pied des arbres renforce leur résistance naturelle aux infections.
La taille de l’arbre nécessite des précautions particulières pour éviter la propagation du champignon. Il suffit de désinfecter les outils avant et après chaque intervention. Les coupes doivent être nettes, réalisées juste au-dessus d’un bourgeon ou à l’aisselle d’une ramification, en conservant un tire-sève pour favoriser la cicatrisation.
Après la taille des arbres fruitiers ou ornementaux, il est préférable d’appliquer le mastic cicatrisant sur les plaies de diamètre supérieur à celui du pouce. Cette protection empêche l’installation des spores et accélère la guérison. Une alternative consiste à mélanger de l’argile avec de la bouillie bordelaise pour traiter les plaies sur l’écorce.
Traitement curatif du déperissement des arbres
Dès la détection des premiers symptômes, il convient d’agir rapidement pour stopper la progression de cette maladie du bois. La première étape consiste à couper les rameaux atteints bien en dessous de la zone malade, jusqu’à atteindre le bois sain. Cette opération nécessite l’utilisation d’un sécateur, d’un ébrancheur ou d’une scie selon la taille des branches des arbres.
Toutes les parties éliminées doivent être brûlées immédiatement pour détruire les spores du champignon Nectria cinnabarina. Il ne faut jamais composter ces déchets végétaux car ils constituent une source de contamination pour le sol du jardin. Le ramassage et l’élimination des feuilles et branches tombées au sol complètent cette démarche d’assainissement.
Après la taille, il est préférable d’appliquer un mastic cicatrisant pour les plaies et de pulvériser de la bouillie bordelaise sur les parties traitées. Ce traitement fongicide à base de cuivre limite la propagation de la maladie. Il convient de renouveler l’application à quinze jours d’intervalle pour une efficacité optimale.
Dans les cas d’infection généralisée, l’abattage de l’arbre malade devient nécessaire. Le dessouchage permet d’éliminer complètement les tissus contaminés du sol. Il est alors recommandé d’éviter de replanter des espèces sensibles à proximité du site infecté pendant plusieurs années.
Renforcement des défenses naturelles
Un arbre fruitier ou ornemental bien nourri résiste mieux aux attaques du champignon Nectria cinnabarina. L’apport régulier d’engrais équilibré au printemps stimule la vigueur des végétaux du jardin. Le paillage en surface favorise une digestion lente des matières organiques par le sol du jardin.
L’élimination régulière du bois mort constitue une mesure préventive fondamentale. Ces débris végétaux servent de réservoir au champignon et facilitent sa propagation vers les arbres sains. Un nettoyage méticuleux du jardin potager et des espaces ornementaux réduit considérablement les sources d’infection.
La surveillance régulière des arbres et arbustes ornementaux permet de détecter précocement les signes de faiblesse qui colonise les arbres affaiblis. Les traitements préventifs contre les autres maladies du jardin contribuent à maintenir un état sanitaire optimal.
FAQ
Comment distinguer la maladie du corail d’autres affections des arbres ?
Les pustules rouge corail caractéristiques permettent un diagnostic fiable. Contrairement aux chancres classiques, cette maladie ne provoque pas d’ulcération des tissus mais forme des coussinets sphériques distinctifs sur l’écorce.
Peut-on sauver un arbre gravement atteint par le champignon Nectria cinnabarina ?
La guérison dépend de l’étendue de l’infection. Une taille sévère des parties atteintes, combinée à un traitement fongicide et un renforcement nutritionnel, peut permettre la récupération d’arbres partiellement touchés.
Combien de temps faut-il attendre avant de replanter après un abattage ?
Il convient d’attendre au moins deux à trois ans avant de replanter une espèce sensible au même endroit. Le champignon peut survivre dans les débris végétaux du sol pendant cette période.
Le mastic cicatrisant est-il obligatoire sur toutes les coupes de taille ?
Le mastic cicatrisant pour cicatriser les plaies devient nécessaire uniquement sur les coupes de diamètre supérieur au pouce. Les petites coupes cicatrisent naturellement sans protection particulière.