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Le psylle : reconnaître et traiter ces insectes piqueurs suceurs du jardin

Le psylle fait partie des insectes piqueurs suceurs qui s’attaquent aux végétaux du jardin. Ces petits ravageurs provoquent des dégâts sur les arbres fruitiers, les arbustes d’ornement et certaines plantes du potager. Il convient de les identifier rapidement pour mettre en place des méthodes de lutte adaptées.

Mis à jour le 03/03/2026

Temps de lecture estimé à 5 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Lutter contre les pucerons
© Thinkstock
Jardinage

Sommaire.

  1. En bref
  2. Identification des psylles
  3. Principales espèces de psylles au jardin
  4. Dégâts causés par les psylles
  5. Méthodes de lutte biologique
  6. Prévention et surveillance
  7. Calendrier d’intervention
  8. FAQ

En bref

  • Les psylles sont des insectes piqueurs suceurs très mobiles qui sautent au moindre dérangement.
  • Les larves se développent sur le revers des feuilles et produisent du miellat favorisant la fumagine.
  • Le psylle du poirier cacopsylla pyri constitue un ravageur majeur des arbres fruitiers.
  • Les méthodes naturelles contre les psylles incluent les purins végétaux et le savon noir.

Identification des psylles

Un adulte psylle mesure entre 2 et 4 millimètres de longueur. Il possède des paires d’ailes antérieures coriaces et transparentes, avec un réseau de nervures caractéristique. Les adultes avec des ailes présentent une couleur jaunâtre à brunâtre selon les espèces. Leurs pattes postérieures renflées leur permettent d’effectuer des sauts puissants, ce qui les distingue des autres insectes piqueurs suceurs.

Les larves des psylles se reconnaissent facilement sur le revers des feuilles. Elles arborent une forme aplatie et ovale, avec une couleur jaunâtre à verdâtre. Ces larves produisent des filaments cireux à l’extrémité postérieure qui les protègent des prédateurs. Contrairement aux adultes des générations qui se succèdent, les larves restent peu mobiles et se regroupent sur les jeunes pousses.

Principales espèces de psylles au jardin

Le psylle du poirier

Le poirier cacopsylla pyri représente l’une des espèces les plus redoutables. Ce psylle poirier produit plusieurs générations qui se succèdent dans l’année, avec 4 à 6 cycles selon la région. Les adultes hivernent dans l’écorce et émergent au printemps pour s’accoupler. La fumagine qui se développe sur le miellat dégrade la qualité des fruits.

Tant qu'on en parle
Comment lutter contre les pucerons de manière naturelle

Le psylle du buis

Un psylle spécifique s’attaque au buis en provoquant des déformations caractéristiques. Les feuilles des plantes infestées se transforment en galles de 10 à 20 millimètres. Une seule génération par an se développe, mais les dégâts esthétiques restent importants sur les arbustes taillés.

Autres espèces communes

Des psylles spécialisés colonisent l’albizia, l’elaeagnus, le laurier-sauce et le pittosporum. Chaque espèce reste fidèle à sa plante hôte et développe des stratégies particulières pour survivre pendant plusieurs semaines sur les végétaux du jardin.

Dégâts causés par les psylles

Les insectes psylles prélèvent la sève dans le phloème des végétaux, ce qui affaiblit progressivement les plantes. Leurs piqûres provoquent un jaunissement des feuilles des arbres et des arbustes, suivi de déformations et d’une chute prématurée du feuillage.

Le miellat produit par ces insectes piqueurs constitue un substrat favorable au développement de la fumagine. Cette moisissure noire recouvre les feuilles des plantes et réduit leur capacité photosynthétique. Les arbres fruitiers voient leur production compromise par cette double agression.

À noter

Particulièrement fertile, le psylle se développe rapidement au printemps et il a la capacité de rester sur les végétaux en hiver.

Certaines espèces transmettent des maladies graves. Le cacopsylla pyri véhicule le phytoplasme responsable du dépérissement du poirier, tandis que d’autres psylles propagent des virus sur les arbres et les arbustes.

Méthodes de lutte biologique

Auxiliaires naturels

Les prédateurs anthochoris nemoralis constituent les ennemis naturels les plus redoutables des psylles. Ces punaises prédatrices consomment aussi bien les larves que les adultes. Il convient de favoriser leur installation en maintenant des zones refuges dans le jardin.

Les coccinelles, chrysopes et syrphes complètent cette lutte biologique. Leurs larves dévorent de nombreux psylles pendant leur développement. Les plantes mellifères attirent ces auxiliaires et renforcent l’équilibre naturel.

Traitements naturels

Le savon noir constitue un traitement de base contre les psylles. Il suffit de diluer 10 millilitres de savon noir dans 800 millilitres d’eau pour traiter un mètre carré de végétation. Cette solution perturbe la respiration des insectes piqueurs suceurs sans nuire aux auxiliaires.

Bon à savoir

Attention : la mort du végétal peut aussi survenir par un virus. La plante fragilisée au niveau cellulaire sera en effet beaucoup plus sensible à une attaque virale. C’est le cas du poirier qui, très souvent, meurt du phytoplasme à la suite d’une attaque de psylle.

Les purins de fougère et d’ail renforcent l’action du savon noir. Un mélange de 100 millilitres de chaque purin avec le savon noir dans 800 millilitres d’eau offre une protection durable. Il convient de renouveler le traitement toutes les semaines pendant plusieurs semaines jusqu’à la disparition des psylles.

Prévention et surveillance

La détection précoce des psylles permet d’intervenir avant leur multiplication. Il faut inspecter régulièrement le revers des feuilles, particulièrement sur les jeunes pousses où se concentrent les larves.

Les pièges englués jaunes signalent la présence d’adultes volants. Ces dispositifs aident à déterminer le moment optimal pour débuter les traitements. Attention toutefois à ne pas piéger les auxiliaires bénéfiques.

Les filets anti-insectes à mailles fines protègent efficacement les jeunes plants du potager. Cette méthode physique convient particulièrement aux légumes sensibles durant leurs premières semaines de croissance.

Bon à savoir

Important : pour limiter les attaques de psylles, l’élément-clé à retenir est l’observation des cultures.

Calendrier d’intervention

Le printemps marque la sortie d’hivernage des adultes et le début de la ponte. Il convient de surveiller attentivement les bourgeons et les premières feuilles des arbres fruitiers. Les traitements préventifs s’avèrent plus efficaces que les interventions curatives.

L’été voit se succéder plusieurs générations de psylles. Les larves qui nourrissent les jeunes pousses restent vulnérables aux traitements biologiques. Il faut maintenir une surveillance constante et adapter la fréquence des pulvérisations.

L’automne constitue la période de préparation à l’hivernage. Un nettoyage soigneux des écorces et la suppression des feuilles mortes réduisent les abris disponibles pour les adultes hivernants.

FAQ

Comment distinguer un psylle d’un puceron ?

Le psylle possède des antennes longues et des pattes postérieures adaptées au saut. Il s’envole ou bondit dès qu’on l’approche, contrairement au puceron qui reste immobile.

Pourquoi mes traitements contre les psylles restent-ils inefficaces ?

Les générations qui se succèdent dans l’année compliquent la lutte. Il faut traiter régulièrement pendant plusieurs semaines pour toucher tous les stades de développement.

Le miellat des psylles présente-t-il un danger pour la santé ?

Le miellat ne présente aucun danger direct pour l’homme. Il favorise simplement le développement de la fumagine qui affaiblit les végétaux du jardin.

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