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Plantation
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Ce palmier monocaule appelé communément talipot est vraiment gigantesque dans toutes ses parties ! Son tronc gris massif peut atteindre 35 m de hauteur, son énorme couronne couvre plus de 10 m de diamètre. Elle est formée par une trentaine d’énormes feuilles vert foncé assez grandes pour abriter facilement plus de 10 personnes de la pluie.
L’inflorescence terminale qui se forme après 50 à 80 ans de croissance végétative détient le record de la plus grande structure florale du monde, produisant littéralement 1 million de fleurs et des dizaines de milliers de graines. Le Corypha meurt une fois que les fruits ont mûri. C’est une plante monocarpique. Son aire de répartition naturelle comprend toute l’Asie tropicale et le Nord australien.
Le stipe mesure de 10 à 35 m de hauteur pour 2 m de diamètre, gris et couvert de bases persistantes de palmes dans la partie supérieure du tronc, formant un motif spiralé typique. Un pétiole épineux, long de 2 à 3 m porte les feuilles vert grisâtre à vert bleuâtre. Elles sont costapalmées de 4 à 6 m de diamètre, divisées en segments profonds se rétrécissant en une courte fourche pointue à l’apex.
L’inflorescence terminale, forme une panicule de 3 à 5 m composée de 1 million de fleurs jaunâtres à blanches, bisexuées, ayant une odeur désagréable. Chacune mesure entre 3 et 8 mm de diamètre avec 3 sépales et 3 pétales. Les fruits vert olive à brun, globuleux, de 20 à 30 mm, prennent en moyenne 18 mois pour mûrir ; ils contiennent des graines sphériques de 2 cm.
Ce majestueux spécimen est à placer en intérieur très lumineux, vaste, d’une bonne hauteur de plafond pour favoriser son développement qui est lent les 5 premières années, mais rapide par la suite. Une véranda, un hall d’entrée ou une serre chaude font parfaitement son affaire. Positionnez-le isolé pour apprécier sa splendeur, planté dans un bac de fort volume à partir de 3 ans.
Attention : le pétiole anguleux tranchant et épineux des palmes adultes demande des précautions avant manipulation. Les juvéniles sont sans danger.
Wendy Cutler/CC BY 2.0/Flickr
Sa plantation se fait en intérieur, dans un pot ou bac de forte profondeur qui dépend de la taille du plant à rempoter. Cela peut varier du pot de 5 l de forme haute, à un bac de 75 l ou plus.
Le pH adapté au palmier talipot est de neutre à acide.
Une luminosité maximale lui est importante, il ne peut croître harmonieusement à pleine ombre.
Attention : une mauvaise exposition est souvent à l'origine de problèmes physiologiques et sanitaires.
Les mois à lumière montante sont les plus appropriés à sa plantation, par conséquent privilégiez avril, mai et juin.
Avant la plantation en bac, choisissez son emplacement définitif et, si possible, posez-le sur un support à roulettes, car déplacer un pot de fort volume n'est pas chose aisée.
Le substrat doit être préparé soigneusement comme suit : 25 % de terre franche, 25 % de sable grossier, 25 % de compost ou terre de bruyère, 25 % de terreau.
Ce palmier supporte les milieux lourds temporairement saturés d'eau, ce qui permet de ne pas utiliser trop de matériaux drainants pour son rempotage. Vérifiez que le fond est percé, puis déposez avant plantation une couche de gravier.
Lors de la phase finale, veillez à ne pas enterrer la base du plant, ni de le placer trop haut avec une partie des racines hors de terre.
Cumulus Clouds/CC BY-SA 3.0/Wikimedia
Les arrosages se font régulièrement, surtout au printemps et en été, ils sont moindres en automne-hiver. Dans de bonnes conditions culturales, le talipot pousse sans interruption. En cas de baisse des températures, sa croissance s'arrête. Une fois établi, il est résistant au manque d'eau.
Sa température de prédilection se situe entre 18 et 27 °C. Il est classé USDA 10a, ce qui veut dire qu'il ne résiste pas au gel. À moins de 12 °C, sa croissance s'arrête.
Il apprécie une atmosphère humide, par conséquent, brumisez régulièrement à l'eau douce. Lavez ses palmes à l'éponge humide ou sous une pluie d'été.
Attention : si vous le sortez pendant les beaux jours, les rayons du soleil risquent de provoquer de vilaines tâches irréversibles.
Pas besoin de le fertiliser avant le printemps suivant. Commencez la nutrition avec un fertilisant liquide pour palmiers ou plantes vertes. Une fois tous les 15 jours au printemps et en été puis une fois par mois en automne, hiver.
Passé 3 ans, vous pouvez utiliser des granulés d'engrais une fois par mois. Un engrais NPK 17-17-17 est bien adapté à son beau développement.
Sous son pot, placez dans la coupelle des billes d'argiles tenues humides en permanence pour favoriser son environnement. Le paillage de surface est bénéfique uniquement si vous sortez la plante l'été, sinon il reste facultatif ou ornemental.
Lors des rempotages, prenez garde au système racinaire qui n'aime pas être démêlé ni blessé, encore moins réduit.
Sur les faces inférieures des palmes, des cochenilles peuvent faire leur apparition, mais également au niveau racinaire ce qui les rend plus difficiles à détecter. Si à la base de votre palmier quelques cochenilles farineuses (blanches poudreuses) sont accrochées, il y en a probablement sur les racines.
En cas de doute, arrosez votre palmier avec le même insecticide que pour la pulvérisation au même dosage. Sur le feuillage, pulvérisez à heures fraîches un insecticide huileux très bien supporté.
Bon à savoir : rien à signaler en matière de maladie du moment que l'entretien est suivi correctement.
Wendy Cutler/CC BY 2.0/Flickr
Le semis est le seul mode de reproduction du palmier talipot. Les graines sont faciles à commander sur Internet, mais également vendues chez certains détaillants spécialisés.
D'avril à juin, en fonction de votre équipement pour semis et de la région où vous habitez. Si vous disposez de terrines à germination, commencez en avril, pour un semis sans couverture, semez en juin.
Procédez en terrines ou directement en pots de 1 l.
Il vous faut un mélange simple, mais drainant. Prenez 3 parts égales de terreau à semis, terre de bruyère tamisée et pouzzolane.
Semez de manière classique en recouvrant les graines de 1 à 2 cm de substrat.
Laissez les semis à la lumière et arrosez-les régulièrement. En aucun cas le mélange ne doit sécher. La levée prend 90 jours à température constante de 25 °C.
Brumisez légèrement et régulièrement les jeunes pousses dès leur apparition.
N'attendez pas pour empoter les jeunes plants. Dès la première feuille juvénile bien formée, il est temps. Ne séparez jamais la graine de la pousse, ça se fait naturellement au moment opportun.
Attention : si vous semez en caissette basse, lorsque vous voyez apparaître la première feuille, la pousse possède déjà une racine unique de 1 à 2 cm qui rapidement va se coincer dans les trous de drainage du fond. La casser, revient à condamner le palmier.
Utilisez largement le compost si vous en avez suffisamment, quitte à remplacer les 25 % de terreau et les 25 % de compost ou terre de bruyère par 50 % de compost, si vous avez la quantité nécessaire bien décomposée. Le compost se tasse plus que le terreau au fil des mois, surfacez régulièrement si besoin.
Utilisez librement un engrais liquide organique en addition à la nutrition conseillée. Le Corypha est gourmand.
Les feuilles adultes sont utilisées pour couvrir les toits, la confection de tapis et de parasols, en particulier les nervures médianes des palmes utilisées pour la fabrication de meubles et les murs intérieurs de maison. Les fibres ou rubans découpés, obtenus à partir des jeunes feuilles dépliées sont utilisés dans la fabrication de filets, sacs, nattes, voiles, paniers, cordes, chapeaux, tissus et articles fantaisie.
La sève sucrée obtenue en pressant sur la partie supérieure des inflorescences est transformée en vin, sucre, alcool, ou vinaigre. Le bourgeon terminal est consommé comme légume. Les jeunes fruits cuits sont consommés comme friandises. Les graines dures sont transformées en chapelets, colliers et boutons.
La plante possède des propriétés ichtyotoxiques (toxique pour les poissons) permettant d’empoisonner l’eau pour pêcher facilement.
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